Visites Thématiques

Retrouvez ici toutes les visites thématiques de Lyon

Départ : Parking Ile-Barbe
Durée de visite : ≈ 1 h 30

Insula Barbara

L’Ile Barbe « sauvage, déserte et broussailleuse… »

Située sur la Saône, l’île abrite pendant plus d’un millénaire une abbaye fondée au IIIe siècle de notre ère. La seigneurie du monastère se constitue au fil des siècles pour atteindre son apogée au XIIIe siècle – elle est alors l’une des plus prospères de la région et dispose de nombreux prieurés – avant d’endurer une lente décadence – l’île Barbe est ravagée par les troupes protestantes du baron des Adrets en 1562 et l’abbaye ne s’en relèvera jamais totalement. le domaine sera vendu et les reliques dispersées après la Révolution.

A l’heure actuelle, il ne reste plus grand-chose pour témoigner de la présence en ces lieux d’une des plus importantes abbayes de la région : l’un des derniers vestiges est la chapelle Notre-Dame de Grâce – classée monument historique. A l’emplacement où jadis les moines vaquaient à leurs offices, ce sont aujourd’hui des maisons.

Cette visite conduit à la découverte de l’île Barbe dont l’histoire se confond avec celle de l’abbaye jusqu’au XVIIIe siècle.

À noter : un droit d’entrée de 3 euros par personne sera demandé pour aider à financer les travaux de la chapelle.

La basilique Saint-Martin-d'Ainay

« L’extrémité oubliée d’une ville ingrate… »

Monument emblématique du confluent lyonnais, l’abbaye d’Ainay a symbolisé pendant plus de huit cents ans l’âme médiévale de la cité. A la proue de la presqu’île, elle était l’un des repères de l’identité religieuse de la ville. Du 12e au 14e siècle, Ainay se présente comme une véritable puissance spirituelle et temporelle. Le déclin amorcé par les destructions protestantes de 1562 a été achevé à la fin du 18e siècle avec le déplacement du confluent par Antoine Perrache.

Après les troubles de la Révolution, l’église est en péril. Une fois consolidée, elle est transformée en une église néo-romane : c’est peut-être à Ainay que l’on saisit le mieux le goût romantique des Lyonnais pour le passé médiéval et en particulier pour l’art roman, porté par de grandes figures telles Chenavard ou Flandrin.

Départ : Place d'Ainay
Durée de visite : ≈ 1 h 30

Départ : 56 rue Pierre Dupont
Durée de visite : ≈ 1 h 30

L'église Saint-Bruno-les-Chartreux

« Joyau de l’art baroque… »

En 1584, lors de l’entrée officielle du roi Henri III à Lyon, les religieux de la Grande Chartreuse viennent lui demander d’autoriser l’établissement d’une maison de leur ordre dans la cité. Il accepte et souhaite que cette nouvelle fondation prenne le nom du Lys-Saint-Esprit. Une vaste propriété située sur les pentes occidentales de la Croix-Rousse et nommée « La Giroflée » est alors acquise.

La construction de la Chartreuse entreprise en 1590 s’achève finalement au milieu du 18e siècle ; les religieux doivent recourir à de nombreux emprunts pour le financement de leur couvent d’où ce prolongement dans les travaux.

L’église Notre-Dame-des-Anges commencée dès la fin du 16e siècle est terminée en 1750 sous la direction de Jacques-Germain Soufflot. Devenue église paroissiale sous le vocable de Saint-Bruno, elle fait partie des trois seuls monuments baroques lyonnais – avec la chapelle de l’Hôtel-Dieu et la chapelle de la Trinité. Le somptueux baldaquin, à la croisée du transept, est une pièce unique du fait que ses draperies sont de véritable tissu, stuqué.

À noter : possibilité de visite uniquement le lundi de 15h à 17h | une contribution de 2€ par personne est demandée à l’entrée.