Visites Thématiques

Pour aller plus loin dans la découverte de Lyon et de son histoire

L'Île Barbe

Ainay

Saint-Bruno-les-Chartreux

Lugdunum

Fourvière

Lyon, la belle rebelle

Dans les pas de Lyonnaises célèbres

Le cimetière de Loyasse

Les faits divers célèbres

Madones et saints

Lyon, magique, mystique et occulte

Les hôtels particuliers

Roses et rosiéristes

Lyon à la Renaissance

Le street art

Guignol

Les magasins de nouveautés

L'exposition internationale urbaine de 1914

Les imprimeurs

Les débits de boissons

Lyon pendant la guerre

Les précurseurs

Les traditions festives lyonnaises

Lyon et les écrivains

La vie musicale à Lyon

Les couvents lyonnais

Les abattoirs de La Mouche

Tony au Parc de la Tête d'Or

Départ : Parking Ile-Barbe
Durée de visite : 1h30

Insula Barbara

Située sur la Saône, l’île abrite pendant plus d’un millénaire une abbaye fondée au IIIe siècle de notre ère. La seigneurie du monastère se constitue au fil des siècles pour atteindre son apogée au XIIIe siècle – elle est alors l’une des plus prospères de la région et dispose de nombreux prieurés – avant d’endurer une lente décadence – l’île Barbe est ravagée par les troupes protestantes du baron des Adrets en 1562 et l’abbaye ne s’en relèvera jamais totalement. Le domaine sera vendu et les reliques dispersées après la Révolution.

A l’heure actuelle, il ne reste plus grand-chose pour témoigner de la présence en ces lieux d’une des plus importantes abbayes de la région : l’un des derniers vestiges est la chapelle Notre-Dame de Grâce – classée monument historique. A l’emplacement où jadis les moines vaquaient à leurs offices, ce sont aujourd’hui des maisons.

À noter : un droit d’entrée de 3 euros par personne sera demandé pour aider à financer les travaux de la chapelle.

La basilique Saint-Martin-d'Ainay

Monument emblématique du confluent lyonnais, l’abbaye d’Ainay a symbolisé pendant plus de huit cents ans l’âme médiévale de la cité. A la proue de la presqu’île, elle était l’un des repères de l’identité religieuse de la ville. Du 12e au 14e siècle, Ainay se présente comme une véritable puissance spirituelle et temporelle. Le déclin amorcé par les destructions protestantes de 1562 a été achevé à la fin du 18e siècle avec le déplacement du confluent par Antoine Perrache.

Après les troubles de la Révolution, l’église est en péril. Une fois consolidée, elle est transformée en une église néo-romane : c’est peut-être à Ainay que l’on saisit le mieux le goût romantique des Lyonnais pour le passé médiéval et en particulier pour l’art roman, porté par de grandes figures telles Chenavard ou Flandrin.

Départ : Place d'Ainay
Durée de visite : 1h30

Départ : Devant l'entrée de l'église
Durée de visite : 1h30

L'église Saint-Bruno-les-Chartreux

A la fin du 16e siècle, les religieux de la Grande Chartreuse acquièrent une vaste propriété située sur les pentes occidentales de la Croix-Rousse et nommée « La Giroflée ». Ils y fondent le monastère du Lys-Saint-Esprit. 

L’église, commencée à la fin du 16e siècle, est terminée au milieu du 19e. De grands noms y participent comme Jean-Nicolas Servandoni, Jacques-Germain Soufflot ou Sainte-Marie Perrin. Devenue église paroissiale sous le vocable de Saint-Bruno, elle fait partie des trois seuls monuments baroques lyonnais – avec la chapelle de l’Hôtel-Dieu et la chapelle de la Trinité. Le somptueux baldaquin, à la croisée du transept, est une pièce unique !

Découvrez ce joyau lyonnais de l’art baroque, l’un des plus beaux exemples français d’architecture et de décoration baroques.

À noter : possibilité de visite uniquement le lundi de 15h à 17h | une contribution de 2€ par personne est demandée à l’entrée.

Sur les traces du Lugdunum

La colonie romaine de Lugdunum est fondée en 43 avant J-C par Lucius Munatius Plancus au sommet de la colline de Fourvière. C’est donc là que subsistent la plupart des vestiges archéologiques visibles à ce jour, et c’est autour d’eux que s’organise la visite de Lugdunum. 

Jusqu’au IIe siècle, la prospérité règne à Lyon, comme dans tout l’Empire. La ville s’étale sur les deux rives de la Saône et la Presqu’île constitue l’autre territoire occupé, au sud, par des entrepôts et riches demeures et dominé, au nord, par le sanctuaire des Trois Gaules.

A son rôle politique et administratif, s’ajoute une domination commerciale, car Lyon devient peu à peu la capitale économique de la Gaule. Capitale de la Lyonnaise et capitale des Trois Gaules, la ville se dote d’une parure monumentale – monuments religieux, politiques, de spectacles et de détente. 

A l’occasion d’un parcours à Fourvière, découvrez l’histoire de ce Lyon antique au travers de ses vestiges encore bien visibles.

Départ : Basilique de Fourvière
Durée de visite : 2h

Départ : Parvis de la basilique
Durée de visite : 1h30

Fourvière, éclectique basilique

La colline de Fourvière ou « montagne mystique », comme la nomme Jules Michelet, est dès l’époque médiévale, le lieu d’implantation d’une chapelle dédiée à la Vierge Marie.

Devenu centre important de pèlerinage, c’est à Fourvière que quatre voeux seront prononcés par la population aux 17e et 19e siècles. Ces voeux aboutissent à la construction de la basilique, sorte d’ex-voto fait à la Vierge, en remerciement des grâces obtenues.

L’architecte lyonnais Pierre Bossan entreprend la réalisation de cette « citadelle protectrice », acropole du monde contemporain, devenu emblématique de la Fête des Lumières.

Préparez-vous à en prendre plein les yeux avec cette oeuvre d’inspiration, véritable hymne à la gloire de la Vierge !

Lyon, la belle rebelle

Lyon s’insurge, Lyon rugit pour mieux vivre et pour affirmer son existence. La capitale des Gaules passe pour une ville révolutionnaire, toujours suspecte d’indocilité, capable de colères soudaines si on ne la surveille pas de très près et si l’on ne réprime sévèrement ses écarts.

Lyon a été la ville de la soie…et des émeutes. Les révoltes populaires ont marqué l’histoire de la ville et des Lyonnais depuis sa fondation. C’est en rugissant que Lyon exprime son identité.

Depuis le palais de justice historique jusqu’à la place Bellecour, ce circuit vous révèle l’histoire des colères lyonnaises à travers lieux et monuments qui témoignent de ces soulèvements populaires – les rebeynes de 1436 et 1529, le grand tric de 1539, la révolte dite « du Pied Fourché », le carnaval insurrectionnel de 1393, l’occupation de l’église Saint-Nizier par les prostituées en 1975, etc.

Départ : Devant palais de justice
Durée de visite : 2h30

Départ : Place des Terreaux
Durée de visite : 2h30

Dans les pas de Lyonnaises célèbres

A Lyon, les femmes occupent une place bien particulière. Les Lyonnais éprouvent pour elles une réelle admiration et en même temps, ils les redoutent.

Ces dames ont laissé à la ville le souvenir de figures aussi séduisantes qu’exaltées, et autour d’elles se sont créées de véritables légendes. Toutes ont marqué leur temps, car une grande passion les animait. Pour les unes, c’était l’amour de la littérature (Louise Labé), pour d’autres, l’exaltation des idées ou la foi religieuse (Pauline Jaricot). Pour d’autres encore, la passion des relations humaines (Juliette Récamier), ou enfin, celle de leur art, tel le théâtre (Marquise du Parc), ou la sculpture (Clémence de Sermézy).

De la place des Terreaux à la place Bellecour, cet itinéraire non exhaustif vous entraîne sur les pas de femmes qui ont marqué leur époque et la ville.

Le cimetière de Loyasse

Visiter les cimetières, c’est découvrir la ville et les personnes autrement ; c’est voir se déployer l’Histoire et les histoires d’une autre façon et côtoyer quelques moments de l’histoire des arts.

Parcourir un cimetière permet de renouer avec une culture et un passé, de la même manière que l’architecture, la peinture ou la sculpture. Les cimetières disent tout autant sur l’art que les oeuvres monumentales habituellement reconnues dans les villes : la sculpture ornementale sert les intentions de la commémoration et du souvenir.

Le cimetière de Loyasse offre un panorama de l’art des statuaires tel qu’il s’exprime pendant un siècle et demi.

C’est une sensibilisation à l’art funéraire et une célébration de la mémoire de personnalités qui ont marqué la ville que je propose par la visite de l’ancien cimetière de Loyasse.

Départ : 43 rue Cardinal Gerlier
Durée de visite : 2h

Départ : Place Carnot
Durée de visite : 2h30

Lyon, les faits divers célèbres

Capitale des Gaules, de la soie, de la gastronomie…Lyon n’en est pas moins celle du crime ou du moins de faits divers notoires – accident, exécution, assassinat – qui ont marqué la cité et parfois même l’histoire du pays.

Depuis que l’empereur romain Caracalla a assassiné son cousin Ptolémée dans l’amphithéâtre de la Croix-Rousse, en l’an 40, il s’en est passé des histoires violentes ou étranges à travers les rues de Lyon. Ces faits divers font partie de l’histoire de la ville et dessinent une géographie originale, inédite et méconnue que je propose de vous révéler.

Ce parcours en presqu’île s’adresse à ceux qui souhaitent découvrir la face cachée de Lyon…les évènements dramatiques qui s’y sont déroulé…de la mort du dauphin François, au meurtre de Clotilde Bizolon, en passant par l’accident du pont du Rhône au 18e siècle.

Les madones et les saints

« Lyon est la ville du monde qui possède le plus grand nombre de Madones », selon un historien du 19e. Il est vrai que le culte marial est par tradition très présent dans la cité. Au cours des siècles, les habitants ont tenu à exprimer leur dévotion publiquement en plaçant une sainte statue sur l’extérieur de leur demeure, souvent à l’angle, pour acueillir le promeneur.

Le culte voué à Marie et aux saints, et en écho les statues installées aux coins des rues et sur les immeubles, a connu deux grandes périodes : les 17e et 19e siècles. Ces symboles de « l’âme lyonnaise » – d’époques et de styles divers – reflètent l’attachement des Lyonnais aux saintes personnalités.

Ce circuit vous mène à travers la Presqu’île – des Terreaux à Bellecour – à la recherche de ces statues de madones et de saints qui, accrochées au cours des siècles aux immeubles des rues de Lyon, veillent telles des sentinelles sur les habitants et les visiteurs, sans que nous les remarquions vraiment…

Départ : Place des Terreaux
Durée de visite : 2h

Départ : Place Benoît Crépu
Durée de visite : 2h

Lyon magique, mystique et occulte

Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône, est un lieu magique et sacré par excellence. Pour l’écrivain Huysmans, la ville est « le refuge du mysticisme, le havre des idées ‘préternaturelles’ et des droits douteux » ; elle est « toquée et surprenante ».

En effet, c’est un terreau fertile que Lyon semble offrir à l’ésotérisme et à l’ange du bizarre : l’illuminisme, l’occultisme, le spiritisme et la franc-maçonnerie s’y développent et y connaissent un grand succès. La magie et le mystère ne sont jamais très loin, et « pour y garder sa cervelle, il est bon de n’y point faire de trop longs séjours ».

Traversant le Vieux Lyon de Saint-Georges à Saint-Paul, ce circuit vous mène sur les traces d’évènements, de lieux, et de curieux personnages qui ont fait de Lyon une ville étrange et mystérieuse…

Les hôtels particuliers

Ville de négociants, Lyon s’affirme, à partir de la seconde moitié du 17e, comme une grande capitale provinciale, pourvue d’une brillante élite cosmopolite. L’enrichissement de cette classe sociale distinguée a de fortes répercussions sur le paysage architectural de la cité.

L’architecture domestique lyonnaise se transforme alors profondément au profit de vastes demeures urbaines, construites sur le modèle de l’hôtel particulier à cour d’honneur et jardin, sur le territoire d’Ainay-Bellecour.

Ce secteur, que je vous propose de parcourir, comporte de nombreux exemples de cette architecture de prestige qui consacre le modèle de l’hôtel sur rue, disposant du confort des demeures aristocratiques des 17e et 18e siècles.

Départ : Place Bellecour
Durée de visite : 2h

Départ : 108 avenue Paul Santy
Durée de visite : 2h30

Lyon, terre des roses

Nous connaissons Lyon pour ses traboules, sa gastronomie, ses bouchons et sa soie, mais nous connaissons moins Lyon pour ses roses. Or, il s’agit de l’une des facettes les plus étonnantes de ses spécificités lyonnaises ! Entre 1850 et 1914, Lyon est même considérée comme la capitale mondiale des roses. 

C’est au début du 19e siècle que l’horticulture se professionnalise et commence à se spécialiser. Les rosiéristes viennent s’installer dans les faubourgs de Lyon – faiblement urbanisés – tels que Vaise ou la Guillotière.

Cette visite a pour objectif de vous faire redécouvrir Lyon à travers le prisme de la rose, son histoire et ses acteurs qui, par leur travail ont embelli la ville et lui ont valu cette réputation mondiale de « capitale des roses ». Sur les traces de rosiéristes tels que Guillot, Pernet, Ducher, Meilland, et bien d’autres, je vous conduis au coeur du 8e arrondissement de Lyon, territoire qui détenait le nombre record de rosiéristes à l’hectare.

Lyon, la vie à la Renaissance

La position géographique privilégiée de Lyon, au carrefour des voies terrestres et maritimes, en fait un pôle d’activité majeur en Europe aux 15e et 16e siècles.

Sa prospérité économique est le résultat de l’important commerce qui s’y développe à l’occasion des quatre foires annuelles qui s’y tiennent et qui attirent plusieurs milliers de marchands, commerçants, banquiers et négociants.

L’animation commerciale permanente stimule les activités de service et de consommation. La soierie naît des foires et se développe surtout à partir de 1536. La vie intellectuelle y est très active. Les rois de France contribuent à faire de la ville un foyer d’humanisme, dont le premier vecteur de diffusion est l’imprimerie, introduite par les marchands allemands.

Initiez-vous aux us et coutumes (mode, cuisine) des 15e et 16e siècles. Ce parcours vous plonge dans la vie quotidienne à Lyon durant la Renaissance (la ville, ses habitants, ses institutions et son économie).

Départ : Place Saint-Nizier
Durée de visite : 2h30

Départ : Place des Tapis
Durée de visite : 2h30

Le street art à Lyon

Le street art est un terme générique recouvrant l’ensemble des différentes productions plastiques qui utilisent la rue comme support. C’est un phénomène intemporel qui prend naissance dans la rue, s’affichant au grand jour et accessible à tous.

Par le biais de ces images et inscriptions non sollicitées et non commandées, les street artistes témoignent de leur existence et marquent les lieux de leur empreinte. Ils veulent créer du lien, échanger, partager, sentir les regards sur leurs oeuvres et susciter des réactions.

Le street art est un art public, qui se déploie dans l’espace public, au milieu du public. La rue est un espace de création et de liberté pour les street artistes.

Partez à la découverte du street art, sous toutes ses formes, sur les pentes de la Croix-Rousse, territoire qui demeure son lieu de prédilection en terre lyonnaise.

C'est guignolant !

C’est Guignol ! C’est Guignol ! Avec son chapeau noir, ses gros sourcils et son bâton… »

Guignol est une figure emblématique de la ville de Lyon. Marionnette à gaine créée par Laurent Mourguet au début du 19e siècle. Guignol est un bon gone, au parler franc et au gosier sec : il est l’âme populaire et vivante de Lyon.

Né dans un contexte difficile, Guignol a réussi à se faire connaître et apprécier d’abord dans sa ville, avant d’entamer une carrière nationale et d’obtenir une reconnaissance internationale. Guignol est un vecteur identitaire fort de Lyon, à une époque où la mondialisation efface les frontières.

Des places Saint-Paul à Saint-Nizier, je vous invite sur les traces de la marionnette la plus célèbre de France…et du monde. Forte de sa célébrité, elle est partout présente dans une ville qui en a fait l’un de ses emblèmes.

Départ : Place Saint-Paul
Durée de visite : 2h30

Départ : Place Bellecour
Durée de visite : 2h

Les magasins de nouveautés

A Lyon, comme à Paris, les travaux d’urbanisme du 19e siècle favorisent la naissance d’un centre de l’opulence, des affaires et de la consommation de luxe entre les Terreaux et Bellecour. La rue de la République en devient l’axe principal : elle est la vitrine de la réussite économique lyonnaise. Elle accueille des banques, le palais du commerce, des hôtels, ainsi que les grands magasins et passages couverts.

La vocation commerciale de haut niveau de cette partie du 2e arrondissement comprise entre les places des Terreaux et Bellecour est acquise et perdure encore aujourd’hui. A la Belle Epoque, Lyon est une ville active et dynamique au centre ville animé. Partout des passages couverts et grands magasins présentent des devantures explicites attirant le chaland. A la différence des boutiques, les clients y trouvent un choix important d’articles hétéroclites.

Découvrez les grandes enseignes lyonnaises, « A la Ville de Lyon », « Aux Deux Passages, « Le Grand Bazar de Lyon » et « Les Grands Magasins des Cordeliers » ! Ces « magasins de nouveautés » ont contribué à donner une physionomie nouvelle à la presqu’île lyonnaise.

L'exposition internationale urbaine de 1914

L’Exposition internationale urbaine de Lyon ouvre ses portes au public le 1er mai 1914.

A travers cette exposition, Edouard Herriot souhaite ouvrir la réflexion sur le 20e siècle et la modernité, mais il désire surtout une manifestation d’un genre nouveau, valorisant ses ambitions pour Lyon. Il a en effet de nombreux projets d’aménagements majeurs pour la cité afin d’améliorer la vie quotidienne de ses habitants : il veut faire de Lyon une cité moderne qui lutte contre l’insalubrité.

L’exposition internationale urbaine de 1914 est avant-gardiste dans le sens où les problématiques liées à l’hygiène et à la santé urbaines sont associées au monde économique indispensable à la réalisation de la cité moderne. La déclaration de guerre le 3 août 1914 ne l’interrompt pas, mais la place dans l’Histoire sur un plan injustement secondaire.

Parcourez l’ancien site des abattoirs de la Mouche jusqu’à rejoindre la halle Tony Garnier afin de vous découvrir un pan de l’histoire lyonnaise et de l’histoire internationale du début du 20e siècle.

Départ : Devant la Halle Tony Garnier
Durée de visite : 2h30

Départ : Place Saint-Nizier
Durée de visite : 2h

L'industrie des dents noires

Lyon peut s’enorgueillir d’être devenue, dès la fin du 15e siècle, le troisième centre européen de l’imprimerie – derrière Venise et Paris – ce qui lui confère prestige et rayonnement. L’essor de l’imprimerie s’inscrit pleinement dans l’effervescence culturelle extraordinaire dont jouit la ville.

Malgré l’absence d’université, la présence sur place du clergé ainsi que d’une clientèle aisée et cultivée, sert le déploiement de l’imprimerie qui s’inscrit pleinement dans le bouillonnement culturel remarquable dont bénéficie la ville pendant la première moitié du 16e siècle. L’humanisme s’enracine alors durablement à Lyon.

Ce circuit en presqu’île évoque les personnalités qui ont participé à cette « Renaissance Humaniste » au travers des lieux qu’elles ont occupés.

Les débits de boissons

Cafés, brasseries, bistrots, bars et autres pieds-humides. 

C’est au 17e siècle qu’apparaît le premier café de Lyon, le Caffé Turc.

Mais, c’est la seconde moitié du 19e siècle qui correspond à l’âge d’or des cafés. Leur fréquentation correspond alors à une véritable norme de la vie sociale ; il est en effet de bon ton de s’y faire voir et d’y rencontrer des gens de qualité.

En parallèle des cafés, la vogue des brasseries se répand sous le Second Empire…et à Lyon ! Car, nous oublions trop souvent que la cité a longtemps été l’une des capitales françaises de la bière.

Le cheminement à travers la presqu’île vous dévoile l’histoire des débits de boissons, établissements incontournables de la vie lyonnaise, situés entre Terreaux et Bellecour.

Départ : Place des Terreaux
Durée de visite : 2h30

Départ : A préciser selon parcours
Durée de visite : 2h30

Lyon pendant les années noires

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Lyon a connu des destinées diverses. En juin 1940, les troupes allemandes entrent dans la ville et l’occupent quelques jours ; elles se retirent au lendemain de l’établissement de la ligne de démarcation qui passe plus au nord. Mais, la situation évolue radicalement au mois de novembre 1942. En réponse au débarquement allié en Afrique du Nord, l’ennemi envahit de nouveau la zone sud ; dirigée par Klaus Barbie, la Gestapo s’installe à Perrache.

Métropole de la zone libre, la Résistance s’organise très tôt à Lyon – elle sera d’ailleurs consacrée capitale de la Résistance par le général de Gaulle en septembre 1944 – Lyon occupe une place importante dans l’action de Jean Moulin. C’est dans cette ville qu’il choisit d’établir son poste de commandement au début de l’année 1942.

Cependant, n’oublions pas que 150 000 personnes ont acclamé le maréchal Pétain lors de sa venue à Lyon en 1940, et que la collaboration, des plus actives dans la capitale des Gaules, s’est exprimée à travers la presse, ainsi que des membres français de la Gestapo et de la Milice.

Plusieurs parcours urbains distincts et complémentaires sont proposés :

1. Les lieux de la répression et de la collaboration

2. Dans les pas de Jean Moulin

3. Sur les traces de la Résistance

Le tour des précurseurs

Lyon est une ville innovante, théâtre, à plusieurs reprises, d’expérimentations emblématiques dans les domaines artistique, politique, scientifique, social et industriel. Les frères Lumière y ont inventé le cinématographe, Claude Bourgelat y a fondé la première école vétérinaire au monde, Pierre Christin y a imaginé un thermomètre avant Anders Celsius…

Lyon est la ville des avant-gardes et des précurseurs : pionnière à plus d’un titre, elle a ouvert la voie aux innovations qui ont touché et révolutionné la France et parfois même le monde.

De la place Saint-Jean à celle de la Comédie, ce parcours vous conduit à la fois sur les traces de personnalités qui ont participé à la renommée de la ville par leur démarche expérimentale, et de structures d’avant-garde qui ont marqué l’histoire de Lyon, car « premières » dans leur catégorie.

Départ : Place Saint-Jean
Durée de visite : 2h30

Départ : Place Saint-Jean
Durée de visite : 2h30

Les traditions festives lyonnaises

Vous connaissez la fête des Lumières ? Mais quelle est son origine ? 

Le calendrier lyonnais était jalonné de bien d’autres manifestations populaires festives : la fête des Merveilles, la fête du Cheval fol, les joutes, les vogues, le jeu du Tupin, etc.

La tradition de la fête à Lyon est inscrite dans le temps depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui. La fête revêt un aspect identitaire et communautaire, pour occuper l’espace de la ville, pour appuyer une démarche de revendication ou d’appartenance à un groupe. Cependant, elle se suffit parfois à elle-même sans avoir besoin d’autre message que celui d’oublier un instant les soucis du quotidien.

De la place Saint-Jean à la place Bellecour, cette visite vous emmène à travers la ville afin de découvrir et de comprendre les origines, la portée et la tradition qui entourent ces fêtes. Laissez-vous conter de drôles d’histoires !

Lyon, sous la plume des écrivains

Nous pouvons être surpris par le nombre et la qualité des écrivains qui sont nés à Lyon, qui ont séjourné plus ou moins longuement, qui ont cherché ici l’inspiration, qui ont été marqués par des évènements, des personnes, des lieux, et qui ont même situé un épisode ou l’action entière d’un de leurs romans dans la cité. Ce lien privilégié que semble entretenir la ville avec les écrivains et la littérature ne s’est d’ailleurs jamais démenti jusqu’à aujourd’hui.

Je vous invite à redécouvrir Lyon au travers de regards d’hommes et femmes de lettres qui ont tous, à un moment de leur vie, entretenu des rapports plus ou moins étroits avec la ville. Ce sont des écrivains d’ici ou d’ailleurs, des habitants ou des voyageurs. Quelques-uns y sont nés, un certain nombre s’y est installé. Parmi eux, citons Alphonse Daudet, Charles Baudelaire, François Rabelais, Jean-Jacques Rousseau, Stendhal, Marceline Desbordes-Valmore, etc.

Au regard de tous les auteurs qu’elle a accueillis et de tous les textes qu’elle a suscités, y circonscrire un « parcours littéraire » – lieux de vie et d’inspiration mêlés – n’a pas été facile. Traversant la presqu’île pour rejoindre la place Bellecour, je vous propose une balade non exhaustive, retraçant les lieux occupés et/ou évoqués par des écrivains célèbres présents à Lyon – natifs ou de passage. Elle est accompagnée d’une lecture d’extraits littéraires.

Départ : Place de la Croix-Rousse
Durée de visite : 3h

Départ : Place Saint-Paul
Durée de visite : 2h30

La vie musicale à Lyon

Le 19e siècle est, en France, l’une des périodes les plus fécondes sur le plan artistique. Le rayonnement de la capitale occulte considérablement la vie musicale intense des villes de province. Ainsi Lyon, ville carrefour, reçoit dès 1766 la visite de Mozart !

Au siècle suivant, elle ne fait que confirmer son intérêt pour la musique. En témoignent, les nombreuses salles dédiées à cet art. Lyon accueille de grands compositeurs et musiciens tels que Berlioz, Rameau, Beethoven, Liszt, ou Saint-Saëns, qui, en faisant trembler d’émotion le public lyonnais, ont indéniablement contribué à forger son goût artistique.

Aujourd’hui encore, Lyon est un centre musical de valeur. La saison y est intense entre la programmation de l’opéra, et celle du festival de musique baroque et de musique de chambre. Témoin de cette importance, Lyon est la seule ville en France, avec Paris, à posséder un Conservatoire national supérieur de musique et de danse.

De Saint-Paul à Bellecour, cet itinéraire vous dévoile les personnalités ainsi que les lieux existants ou disparus qui ont fait, et dont certains participent encore, à la réputation de la ville dans le domaine de la musique.

Les couvents de la Contre-Réforme

Ville importante et pieuse, Lyon attira les ordres religieux dans ses murs dès l’époque médiévale. Protégés par la faveur royale et favorisés par l’esprit de foi et de religion, ils avaient une grande place au sein de la cité lyonnaise. Le Consulat estimait que les exemples de vertu, de dévouement, de piété, ne seraient jamais trop nombreux, et que les ordres conventuels seraient des auxiliaires efficaces du clergé des paroisses, devant assurer un encadrement spirituel de la population.

Dès le début du 17e siècle, les effets de la Contre-Réforme se font sentir dans les villes partout en France. Ils entraînent la multiplication de structures conventuelles. Elles répondent à un mouvement de réorganisation de l’Eglise catholique et à un élan d’évangélisation qui perdurera jusqu’au 19e siècle.

C’est ainsi que le clergé régulier multiplie ses implantations lyonnaises : une vingtaine de nouvelles fondations s’installent dans la ville entre la fin du 16e et le début du 17e siècle. Leur vocation est de mieux encadrer la vie religieuse de l’Occident catholique en rééduquant les âmes guettées par le protestantisme.

Les couvents lyonnais de la Contre-Réforme se concentrent surtout sur les pentes de la Croix-Rousse – entre le boulevard de la Croix-Rousse au nord et la place des Terreaux au sud. Après cette visite, les Chartreux, les Bénédictines, les Oratoriens ou les Carmes n’auront plus de secret pour vous…

Départ : Eglise Saint-Bruno
Durée de visite : 2h30

Départ : Devant la Halle Tony Garnier
Durée de visite : 2h

Le site des abattoirs de La Mouche,
entre hier et aujourd'hui

Avant la construction des abattoirs municipaux dans les grandes villes, l’abattage des bêtes s’effectuaient dans des tueries privées. On assiste progressivement au cours du 19e siècle à un processus de réglementation de cette activité, en parallèle de la vague d’hygiénisme.

A Lyon, le premier abattoir municipal est construit en 1841, à Perrache. Mais il faut attendre le changement de siècle pour que la municipalité décide de la construction d’abattoirs plus modernes dans le quartier de La Mouche.

Et le projet est confié au jeune architecte, Tony Garnier, en 1906. L’hygiène est au cœur de ses réflexions et commande l’organisation du site.

Après avoir accueilli l’Exposition internationale et urbaine de 1914 et servi d’usine de fabrications d’obus, le site des abattoirs entre [enfin] en activité en 1928 et ce pour une quarantaine d’années, avant de fermer et d’être détruit presque entièrement.

Depuis, une nouvelle page s’écrit à l’emplacement des anciens abattoirs conçus par Tony Garnier. Traversez le 20e siècle et découvrez ce site et son histoire.

Tony au Parc de la Tête d'Or

L’architecte et le parc le plus célèbre de Lyon ont une histoire commune à plus d’un titre.

D’abord, parce que, comme tout bon Lyonnais qui se respecte, notre petit Tony devait venir avec ses parents se promener au parc. Ensuite, lorsque que le parc accueille l’Exposition universelle, internationale et coloniale en 1894, notre étudiant aux Beaux-Arts est sans conteste venu admirer la grande coupole, imposante construction de verre et de fer, clou de l’évènement.

Puis, diplôme d’architecte en poche, Tony Garnier imaginera en bordure du parc des villas particulières, jamais construites…tandis que le maire de Lyon lui confie la conception d’une vacherie municipale. Enfin, quelques décennies plus tard, le chef-d’œuvre du maître se situe au milieu du lac : il s’agit du monument aux morts de la Ville de Lyon.

Ce parcours consiste en la découverte des projets et réalisations du célèbre architecte lyonnais au Parc de la Tête d’Or.

Départ : Porte des Enfants du Rhône
Durée de visite : 2h30